|
|
FAQ PNR 59
Questions concernant le génie génétique et les plantes génétiquement modifiées en général Qu’est-ce que le génie génétique? Où fait-on appel au génie génétique? La culture de plantes génétiquement modifiées est-elle autorisée en Suisse? Cultive-t-on des plantes génétiquement modifiées en Europe? Dans quelles autres régions du monde cultive-t-on des PGM? Questions sur le Programme National de Recherche PNR 59 La Suisse est actuellement soumise à un moratoire sur la culture de plantes génétiquement modifiées. Sous ces conditions, quelle est l’utilité d’un programme national de recherche sur les PGM? Est-ce que des essais de dissémination dans l’environnement auront lieu dans le cadre du PNR 59? Les essais avec des plantes génétiquement modifiées ne seront-ils pas tous effectués en serre? Ce programme inclut-il aussi des projets étudiant les répercussions des PGM sur la santé des humains et des animaux? Est-ce que le PNR 59 inclut des projets de recherche faisant usage de maïs génétiquement modifié déjà mis en culture? Le PNR 59 examine-t-il les besoins des clients et le comportement des consommateurs?

|
Questions concernant le génie génétique et les plantes génétiquement modifiées en général
|
|
|
Qu’est-ce que le génie génétique?
Le génie génétique se sert des connaissances sur la structure et la fonction des gènes des êtres vivants. Au moyen de méthodes spécialisées (de biologie moléculaire), il est possible d’activer ou de désactiver des gènes individuels, de les isoler et de les réintroduire dans un autre organisme. En raison de ces modifications génétiques, l’organisme ciblé présente de nouvelles propriétés.
^up
|
|
|
Où fait-on appel au génie génétique?
Les applications du génie génétique sont très variées.
- Dans l’industrie chimique, des microorganismes génétiquement modifiés produisent divers produits chimiques, tels que des vitamines.
- En médecine, de nouveaux médicaments sont produits grâce au génie génétique. L’insuline nécessaire au traitement de patients souffrant du diabète, par exemple, est tirée de bactéries ou de levures génétiquement modifiées.
- Dans l’agriculture, il est possible de produire des plantes ayant des caractéristiques modifiées ou nouvelles. Ces plantes seront par exemple résistantes à certains herbicides ou à l’attaque par des insectes nuisible.
^up
|
|
|
La culture de plantes génétiquement modifiées est-elle autorisée en Suisse?
En 2005, le peuple suisse a accepté l’initiative dite «stop OGM» et a, de ce fait, donné son consentement à un moratoire qui interdit la mise en culture commerciale de plantes génétiquement modifiées (PGM) jusqu’en novembre 2010. La recherche n’est pas affectée par ce moratoire. Cela signifie que la culture de plantes génétiquement modifiées à des fins scientifiques est possible. Une autorisation de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) est toutefois requise.
Sans prolongation du moratoire, la mise en culture commerciale de PGM sera possible dès 2011. Le cadre juridique correspondant est fixé par la loi fédérale sur le génie génétique dans le domaine non humain (loi sur le génie génétique LGG) et par l’ordonnance sur la dissémination d’organismes dans l’environnement (ODE). En outre, l’ordonnance sur la coexistence est en préparation. Celle-ci contiendra les prescriptions exactes quant à la mise en culture de plantes génétiquement modifiées.
Jusqu’à présent, des plantes génétiquement modifiées ont été cultivées trois fois à des fins scientifiques en Suisse:
- 1991 et 1992: essais de la station de recherche de Changins (nommée aujourd’hui Agroscope Changins-Wädenswil, ACW) avec des pommes de terre résistantes à un virus.
- 2004: essais de l’école polytechnique fédérale de Zürich à Lindau/ZH avec du blé résistant à la carie du blé.
^up
|
|
|
Cultive-t-on des plantes génétiquement modifiées en Europe?
Une seule plante de culture génétiquement modifiée est actuellement autorisée dans l’UE. Le maïs Bt produit, grâce à un gène issu d’une bactérie du sol, une substance toxique contre la pyrale du maïs, un insecte ravageur de ces cultures.
En 2007, cette variété fut cultivée sur une surface totale de 110'000 hectares dans l’UE. Cela correspond à peu près à la surface du canton de Thurgovie. L’Espagne est en tête des pays cultivateurs de maïs Bt (75'000 ha, ce qui correspond à environ 15% de la surface de culture du maïs). La France, la République tchèque, le Portugal et l’Allemagne cultivent aussi ce maïs. L’Autriche, également membre de l’UE, s’oppose avec véhémence contre sa mise en culture.
Des procédures d’autorisation sont en cours dans l’UE pour d’autres variétés de maïs génétiquement modifié, ainsi que pour des variétés de colza, de betterave à sucre, de soja et d’œillet.
^up
|
|
|
Dans quelles autres régions du monde cultive-t-on des PGM?
Parmi les plantes de culture génétiquement modifiées, ce sont avant tout le soja, le maïs, le colza et le coton qui sont cultivés dans le monde. En 2006, cela représenta une surface mondiale totale de 100 millions d’hectares. Cela correspond à une surface égale à trois fois la grandeur de l’Allemagne.
La moitié de ces surfaces de culture se trouvent aux Etats-Unis, mais la culture de PGM à grande échelle se rencontre aussi en Argentine, au Brésil, au Canada, en Inde ainsi qu’en Chine.
^up
|
|
|
Questions sur le Programme National de Recherche PNR 59
|
|
|
La Suisse est actuellement soumise à un moratoire sur la culture de plantes génétiquement modifiées. Sous ces conditions, quelle est l’utilité d’un programme national de recherche sur les PGM?
La votation sur l’initiative «stop OGM» a démontré que la population suisse rejette la mise en culture commerciale de plantes génétiquement modifiées. Le moratoire est en vigueur jusqu’en 2010. Après cela, il sera théoriquement possible d’autoriser la culture de variétés agricoles génétiquement modifiées. Toutefois, l’agriculture suisse est une agriculture à dimensions réduites, et bien des aspects de la culture de PGM dans ce cadre de ne sont pas encore clarifiés; ainsi, par exemple, la question de la coexistence de cultures de plantes avec et sans génie génétique. Il reste également à clarifier si une agriculture avec PGM dans notre pays est économiquement plus rentable et est plus favorable à l’environnement que l’agriculture conventionnelle, si elle est acceptée par la société et si elle présente des avantages pour les consommateurs.
Le PNR 59 doit aider à répondre à ces questions, afin d’introduire des bases scientifiques dans le processus de décision politique, nécessaire par exemple à l’élaboration de l’ordonnance sur la coexistence.
^up
|
|
|
Est-ce que des essais de dissémination dans l’environnement auront lieu dans le cadre du PNR 59?
Sur les 29 projets de recherche, 9 se sont associés en consortium qui a pour but d’étudier, à l’aide d’essais en champ, l’utilité et les risques du blé génétiquement modifié. Une des questions à résoudre est si les résistances aux maladies obtenues en laboratoire sont également conservées sous conditions naturelles. Il sera aussi examiné si ces plantes ont des effets secondaires indésirables sur l’écosystème et comment ce blé génétiquement modifié réagit aux influences environnementales.
^up
|
|
|
Les essais avec des plantes génétiquement modifiées ne seront-ils pas tous effectués en serre?
Les essais en serre permettent de répondre à un grand nombre de questions liées directement à la plante. Ces essais ne permettent toutefois pas de reproduire l’environnement naturel de la plante, tel que le sol, les organismes du sol ou les conditions météorologiques. Afin de répondre à ces questions, il est nécessaire de faire des essais de dissémination dans l’environnement. Ces expériences sont indispensables pour examiner comment se comporte la plante sous conditions naturelles, et quels risques éventuels en résultent pour l’environnement. Des études de risques de ce genre ne sont pas réalisables en serre.
^up
|
|
|
Ce programme inclut-il aussi des projets étudiant les répercussions des PGM sur la santé des humains et des animaux?
Conformément à la mise au concours du PNR 59, de tels projets étaient souhaités. Toutefois, très peu d’esquisses de projets traitant de ces questions ont été soumises, et aucune n’a passé l’examen scientifique des experts.
Ceci peut avoir diverses raisons: la recherche médicale est de longue durée et n’est pratiquement pas réalisable dans les cinq années que dure un PNR. Beaucoup de recherche à un niveau international a été faite dans ce domaine et il est difficile de formuler de nouvelles questions pertinentes. Des études de synthèse seront faites dans le cadre du PNR 59, afin de gagner une vue d’ensemble de la recherche internationale sur les aspects de santé. Il est prévu d’en tirer les conclusions pertinentes à la Suisse.
^up
|
|
|
Est-ce que le PNR 59 inclut des projets de recherche faisant usage de maïs génétiquement modifié déjà mis en culture?
Oui, le PNR 59 inclut de tels projets. Ils examinent, par exemple, les répercussions du maïs Bt sur des organismes non cibles et sur la qualité du sol. A un niveau mondial, de nombreux projets étudiant les risques de la mise en culture de maïs génétiquement modifié (maïs Bt) ont été réalisés. Les résultats ont été publiés, et sont, de ce fait, aussi à la disposition de la Suisse pour ses évaluations de risques. Le but du PNR 59 est de formuler des questions de recherche inédites et d’y répondre.
^up
|
|
|
Le PNR 59 examine-t-il les besoins des clients et le comportement des consommateurs?
Oui, car le comportement et les critères de décision des consommateurs, tout comme ceux de l’agriculture et de l’écologie, sont déterminants pour l’utilité et la chance d’acceptation des PGM en Suisse.
^up
|
|
|
|